L’AC­TRICE NE SEMBLE PAS APPRÉ­CIER LE CINÉMA À L’AMÉ­RI­CAINE

En une inter­view, Kris­ten Stewart a réussi à descendre l’in­dus­trie du cinéma améri­cain et à porter aux nues son équi­valent euro­péen. Et il faut dire qu’elle n’y est pas allée de main morte.
“C’est une nouvelle indus­trie — la célé­brité est elle-même une nouvelle forme de diver­tis­se­ment — et c’est une énorme, une p***** d’in­dus­trie en plein essor et qui génère beau­coup d’argent, donc pourquoi l’ar­rê­te­raient-ils?” C’est en ces termes, crus et piquants (dont elle a l'habi­tude) que Kris­ten Stewart a défini le monde du cinéma holly­woo­dien dans les colonnes du jour­nal améri­cain Holly­wood Repor­ter. Et elle ne comprend pas une chose: pourquoi les médias outre-atlan­tique n’ont-ils pas parlé de sa victoire aux César le mois dernier?
Il est vrai que c’est la première fois qu’une Améri­caine ramène au pays la statuette du César de la meilleure actrice. Et selon elle, cela n’a pas été assez dit. Elle en profite donc pour compa­rer l’in­dus­trie du cinéma en France à celle aux États-Unis. La parti­cu­la­rité des Français selon elle, c’est leur amour de l’art. “Ils (les Français, ndlr) font des films non pas pour atteindre la richesse et la célé­brité mais parce qu'ils ont véri­ta­ble­ment la volonté de racon­ter des histoires et prennent des risques. C'est là que réside l'énorme fossé entre le cinéma euro­péen et le cinéma améri­cain.”
Kris­ten Stewart évoque ici Sils Mariale film qui lui aura fait connaître le succès à la française. Selon elle, jamais un film de ce genre n’au­rait pu voir le jour aux États-Unis, ou du moins pas avec les même moyens. “Dans ce pays (les États Unis, ndlr) ça ne serait jamais validé, surtout à ce niveau (6.6 million de dollars). Peut-être que tu pour­rais le faire avec genre un million de dollars. (…) Il y a des personnes avec qui j’ai­me­rais travailler au États-Unis et qui partagent ma vision des choses — mais il faut les cher­cher.” Prend ça, Holly­wood
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